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Avis professionnel

Dans plusieurs contextes de pratique, le travailleur social exerce ses activités professionnelles au sein d’une équipe interdisciplinaire et donc en collaboration étroite avec d’autres professionnels. Ces contextes impliquent fréquemment que des questionnaires ou outils d’évaluation communs soient utilisés. Devant les nombreuses questions soulevées par les travailleuses sociales et les travailleurs sociaux quant à leurs obligations professionnelles dans de tels contextes, l’Ordre présente cet avis, lequel s’inspire d’un avis précédent formulé pour les équipes en santé mentale de suivi intensif dans le milieu ainsi que du contenu de différents écrits de l’Ordre.

Avis professionnel

L’OEMC (outil d’évaluation multiclientèle) peut-il se substituer à l’évaluation du fonctionnement social? Clairement, la réponse est non. Au moment où il lance une nouvelle formation portant sur l’évaluation du fonctionnement social, l’Ordre sent le besoin de faire un retour sur cet élément fondamental qui fait encore l’objet de questionnements auprès de plusieurs travailleurs sociaux. Cet avis permettra une fois de plus de saisir la différence entre ces deux documents.

Avis professionnel

Martine exerce à titre de praticienne dans le programme Jeunes en difficulté d’un CISSS. Travailleuse sociale depuis une douzaine d’années, elle a développé une expertise en intervention familiale. Elle aimerait déployer davantage cette expertise auprès des familles de sa région tout en continuant à œuvrer au sein de son établissement. Ayant appris qu’elle songe à concrétiser un projet de pratique autonome à raison de quelques heures par semaine, une collègue lui rapporte que la direction préfère que ses employés n’offrent pas de services professionnels en privé par souci de préserver leur loyauté. Martine se demande s’il lui est possible d’avoir une pratique mixte dans ce contexte et, si oui, quelles balises elle devrait se donner au plan professionnel.

Avis professionnel

Hélène est travailleuse sociale. Elle vient tout juste d’obtenir un poste d’agente de relations humaines (ARH) au sein de son établissement, le CSSS des Trois-Pignons. Son employeur ne lui permet pas d’afficher son titre professionnel, ni dans ses correspondances ni dans les documents officiels. Il supprime également toute mention de son appartenance professionnelle si les correspondances ou autres documents ne sont pas en lien avec l’exercice des activités professionnelles réservées aux travailleurs sociaux par le Code des professions. Confrontée aux directives de son employeur, Hélène s’interroge quant à ses obligations et ses responsabilités en tant que membre de l’Ordre.

Avis professionnel

Martin Simard agit à titre de travailleur social. Il procède à des évaluations psychosociales en vue de l’homologation de mandats, de l’ouverture de régimes de protection ou de l’évaluation de l’inaptitude d’une personne à donner ou à refuser son consentement aux soins (incluant l’hébergement) requis par l’état de santé de la personne. Dans le cadre de ce travail, il rencontre fréquemment des personnes âgées présentant des atteintes cognitives (pertes de mémoire, désorientation, diminution des capacités langagières, de planification, de calcul, etc.).

Martin n’a pas toujours accès à des évaluations faites par d’autres professionnels, par exemple : des ergothérapeutes, des neuropsychologues ou des orthophonistes. Il doit formuler sa propre opinion et reconsidère la possibilité d’utiliser lui-même certains tests, tels que le mini mental (MMS), afin de déterminer la capacité de la personne à prendre des décisions la concernant.

M. Simard se questionne sur sa qualité comme travailleur social à faire passer ces tests. De plus, il est préoccupé par les enjeux afférents ainsi que les précautions à prendre lors de l’administration de ces tests, le cas échéant.

Avis professionnel

Bruno, travailleur social, œuvre dans un CLSC au sein du programme pour personnes en perte d’autonomie liée au vieillissement (PPALV). Il écrit à son ordre professionnel pour faire part de inquiétude au sujet d’un certain nombre de mesures mises en place par son établissement par souci d’efficience, d’efficacité et de performance. Dans sa lettre, il explique qu’une des mesures de gestion à laquelle il est tenu de se soumettre consiste à remplir quotidiennement une grille de performance. Celle-ci énumère les différentes activités professionnelles pouvant être effectuées, leur durée (en minutes) selon la situation (simple, modérée ou complexe). Il ajoute avoir reçu des directives l’incitant à réaliser un quota minimal d’interventions directes auprès de la clientèle (entrevue avec la personne soit en face à face, soit par téléphone) dans les délais prévus et indiqués dans la grille. Il aurait également été informé que les consultations cliniques ad hoc entre collègues sont proscrites et que les échanges concernant sa pratique professionnelle ne sont désormais autorisés qu’avec son gestionnaire, les quel est issu d’une autre discipline. Pour toutes ces raisons, Bruno se questionne sur ses obligations et ses responsabilité, en tant que travailleur social ainsi qu’au sujet de la posture professionnelle recommandée face à de telles mesures administratives.

Avis professionnel

Marie-Josée, travailleuse sociale en CLSC, constate que le réaménagement physique de son lieu de travail ne lui permet plus d'assurer à ses clients la confidentialité à laquelle ils ont droit. En effet, la nouvelle salle dédiée aux professionnels accueille une quinzaine de personnes, séparées par des cloisons, ce qui rend impossible la confidentialité des conversations téléphoniques. De plus, elle ajoute que ces mêmes professionnels doivent se partager trois salles de consultation qui sont également utilisées comme lieu d'entreposage d'objets divers. Ainsi, il n'est pas rare qu'une consultation soit interrompue par quelqu'un qui vient chercher quelque chose. Marie-Josée a informé son supérieur immédiat que cette situation ne respecte pas le Règlement sur la tenue des dossiers et des cabinets de consultation de l'OTSTCFQ. Pourtant, jusqu' à ce jour, rien ne laisse supposer que des changements seront apportés.

Avis professionnel

Diane Caron, travailleuse sociale, fait partie de l’équipe de soutien à domicile d’un CLSC. Elle s’adresse à l’Ordre pour obtenir un avis professionnel en lien avec la problématique qui suit : une cliente, Mme Simard, 78 ans, serait potentiellement abusée financièrement par son fil à qui elle donne régulièrement de l’argent depuis plusieurs années. Mme Simard a également deux filles qui la visitent fréquemment et lui rendent divers services tels que l’épicerie, l’achat de vêtements, l’accompagnement pour les rendez-vous médicaux, etc. Étant donné que Mme Simard se questionne quant à la l’opportunité d’ouvrir un régime de protection afin de la protéger de l’abus potentiel par son fils.

 

Avis professionnel

Lyne, travailleuse sociale au sein d’une équipe de santé mentale adulte de 1ere ligne, reçoit une demande de service pour un « suivi psychosocial ». Dans le dossier, elle trouve le formulaire du guichet complété par l’infirmière de liaison et une fiche de demande de services normalisée d’une collègue T.S. de l’accueil psychosocial, là où la personne s’était présentée une semaine auparavant. Lyne se demande si elle doit procéder à une « deuxième évaluation » pour amorcer l’intervention…

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